comment jouir pleinement de la vie ?

La pensée orientale

    Concentrons-nous sur les 3 grandes doctrines qui nourrissent la pensée en orient, le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme. Bien que cela s’inspire largement de ce que les religions ont prêché, il faut les voir comme des enseignements acquis au fil du temps. Le respect de cet héritage de pensée permet de mener une vie harmonieuse et de garantir le bien vivre ensemble. Une caractéristique commune que l’on retrouve dans ces 3 doctrines est l’impermanence des choses, elle est très ancrée dans leur culture. C’est une différence importante avec notre culture occidentale. Nous naissons, grandissons, nous nous développons puis nous vieillissons et nous finissons par nous éteindre. C’est notre condition de simple mortel, c’est le cas pour tous les éléments de la nature, les animaux, les plantes, les planètes, le cosmos. Mais cela ne s’arrête pas aux choses matérielles. C’est le cas pour notre pensée, nos idées, nos émotions, nos croyances. C’est le cas pour absolument tout. A la différence des occidentaux, les orientaux ont bien intégré cela, c’est dans leur nature. Ils vivent le moment présent, se concentrent sur ce qu’ils vivent ici et maintenant…

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Le bouddhisme

     Cette doctrine née en Inde, est très différente de nos religions occidentales. Elle n’est pas composée de préceptes dictés par un dieu mais issue du savoir d’un homme, Gautama Siddartha. C’est son éveil qui le transforma en Buddha. Il relate de son expérience que la vie est souffrance et qu’il faut combattre cette souffrance. Le chemin pour y parvenir repose sur deux facteurs, l’éthique et la méditation. L’éthique consiste à maîtriser ses pensées, ses paroles et ses actes, La méditation consiste à faire le silence en soi pour accueillir son ego. Tout cette expérience est accessible dans les enseignements du Dharma. De plus ce savoir s’accompagne d’exercices à pratiquer pour gagner en sagesse. Le bouddhisme s’attache à considérer ce qui se passe avant la naissance et après la mort. Pour ne plus souffrir de ses expériences passées, on peut s’appuyer sur les enseignements de Buddha. On retrouve dans le bouddhisme des grands principes énoncés par Spinoza. Il est essentiel de comprendre les causes qui nous poussent à agir. Il ne faut pas faire dépendre notre bien-être de causes extérieures. La souffrance est universelle, elle nait de l’ignorance et de l’ego. Il nous invite à analyser notre souffrance, à en identifier ses origines. En méditant, en suivant les exercices pratiques proposés, on gagne en sagesse jusqu’à atteindre la béatitude. Enfin, le bouddhisme, même s’il nous invite à nous inspirer du parcours du Bouddha, nous conseille d’être nous-même, de garder notre vision et ce qui nous caractérise. L’accent est mis sur la manière dont nous utilisons notre mental et nos pensées, pas sur ce que l’on pense.


Le taoïsme

    D’origine chinoise, le Taoïsme propose l’équilibre de l’homme dans la nature qu’il doit respecter. Le Taoïsme prône l’équilibre, il repose sur le principe du Yin et du Yang, deux points de vue opposés et complémentaires pour caractériser tout ce qui existe. Il est recommandé de laisser les choses se dérouler naturellement, ne pas interférer. Nous ne sommes pas sur terre pour souffrir, il faut se détacher de nos soucis. Cela doit nous conduire à lâcher prise pour gagner l’insouciance nécessaire au bon déroulement de la nature. Rien ne dure, il ne sert ainsi à rien de se focaliser sur ce qui est, sérieux ou pas, triste ou pas. La nature fera tôt ou tard évoluer la situation. Cela conduit à vivre le moment présent, profiter de ce que l’on a ici et maintenant. Le Taoïsme privilégie l’expérimentation à l’observation, la pratique à la théorie. Tout ce que nous vivons doit nous enrichir et nous faire grandir, cela doit forger notre pensée. C’est en changeant notre pensée que nous pourrons changer le monde, c’est une démarche personnelle. De fait, chacun est responsable de ce qui lui arrive ce n’est pas dans les mains de Dieu.

 

Le confucianisme

     Le confucianisme ne s’arrête pas à l’individu mais s’intéresse plutôt à la vie en société. Il s’attache donc plus particulièrement au groupe et propose un art de vivre ensemble. Pour assurer une harmonie au niveau du groupe, le confucianisme invite à trouver l’harmonie au sein de la famille. Cela impose au préalable un équilibre personnel, un esprit forgé pour la vie en groupe. Au-delà de cette structure de poupée russe, Il propose une hiérarchie où chaque niveau de la hiérarchie doit être un exemple pour le niveau du dessous. Le représentant de l’état doit être un exemple pour les sages qui eux doivent inspirer les nobles qui à leur tour doivent guider le peuple. La finalité de cette structure hiérarchique est le développement et le maintien de l’ordre social. L’homme n’est ni bon ni mauvais, il est neutre en paix avec lui-même. Ce n’est que lorsqu’il se regroupe que le déséquilibre se créé. Il convient donc de sensibiliser chacun au respect, à la tolérance et au pardon.

 

    Voilà, l’homme satisfait s’inspire largement des préceptes de la philosophie d’orient. En effet il veille à être en harmonie avec la nature ainsi qu’avec ses semblables, il se construit une vie spirituelle sur ces bases. C’est exactement ce que propose le Taoisme, le confuscianisme et le bouddhisme. Au-delà d’être guidé par ces philosophies, ce qui caractérise l’homme heureux c’est la mise en pratique des préceptes de cette pensée d’orient. Grâce aux exercices d’éveil et de spiritualité, il trouve son équilibre et ainsi maintient sa joie de vivre.

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