comment jouir pleinement de la vie ?

L'être intérieur...

   Nous avons en moyenne entre 40 et 70 mille pensées par jour ! Il y a en chacun de nous une petite voix qui ne cesse de nous interpeller, de nous pointer du doigt ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Elle est toujours présente, prête à réagir à la moindre sollicitation. Parfois elle est là pour nous encourager, d’autres fois pour nous blâmer. Mais d’où vient cette voix ? Qui lui dicte ses messages ? Peut-on l’apprivoiser pour retrouver notre libre arbitre et le contrôle de notre satisfaction ?

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Le fardeau psychique

    Nous avons tous un fardeau psychique qui se compose de tout ce qui fait notre histoire. Cela commence par le fait d’être un humain, certains vont se sentir redevables de tous les maux dont on serait à l’origine, la pollution, la maltraitance, les guerres… D’autres peuvent y voir le fait d’appartenir à une race supérieure, capable de faire la pluie et le beau temps. Ensuite, il y a le genre, homme ou femme, chacun avec ses visions de domination ou de soumission. Ensuite il y a la religion avec le regard d’autrui selon qu’on soit croyant ou pas, pratiquant ou pas. Chaque religion porte son quota d’histoire et de souffrance. Puis vient les considérations géographiques, nous sommes affectés par notre lieu de vie. Il peut y avoir des références racistes, le sentiment pour les occidentaux d’être le soutien ou les « pilleurs » du monde, et l’inverse pour les non occidentaux. Qui dit géographie, dit état, on hérite du passé de sa patrie. On peut en être fier ou se sentir responsable de sa part d’ombre, comme par exemple la colonisation. Vient enfin la famille, on hérite soit de son passé honorifique, soit de son cortège de drames. On arrive finalement au niveau de l’individu lui-même. A commencer par son physique qui rentre ou pas dans les standards des magazines. Cela peut aussi être l’impact du métier que l’on exerce s’il est manuel ou intellectuel. Voilà, le fardeau psychique c’est tout ça. C’est toute l’histoire inconsciente que nous portons en chacun de nous, qui influence notre personnalité. En termes de satisfaction, il est bon d’en avoir conscience et se rappeler que nous ne sommes pas la personne que notre fardeau psychique nous renvoie.

 

L’ego

    Dans notre enfance on se construit une image de nous que l’on va développer toute notre vie. C’est notre ego qui construit et défend cette image. Mais ce n’est qu’une image, ce n’est pas la réalité de qui nous sommes vraiment. L’ego se nourrit de notre fardeau psychique, il s’y associe. L’ego réagit dès qu’il perçoit que quelque chose n’est pas conforme à l’image qu’il défend. Il cherchera toujours à se justifier, à rétablir sa vérité ! Ce principe s’applique quel que soit la perception que nous avons de nous. Si elle est positive, l’ego veillera à ce que personne ni même nous n’écornions cette image glorieuse. Si elle est négative, l’ego fera tout ce qui est en son pouvoir pour que l’on soit perçu comme une victime, incapable de faire de bonnes choses.

 

    C’est l’ego qui nous gouverne, L’ego trouvera toujours toutes les astuces pour exister et nous imposer d’agir comme il l’entend. Il nous astreint à lui faire plaisir, nous devons le nourrir de pensées ou d’actions qui le glorifie. Moins l’ego est présent plus notre vision de nous-même sera juste mais il ne sert à rien de lutter contre notre ego, on ne fait alors que l’entretenir. La clé est de prendre conscience que l’ego n’est pas nous mais juste une projection de nous. Lorsque l’on comprend et accepte cet état de fait, on peut lâcher prise. C’est ainsi qu’on se réalise et que l’ego perd de sa vigueur. Nous devons donc nous accepter comme nous sommes, accepter de ne pas être parfait de ne pas être à l’image de la personne idéale ou la victime que l’ego voudrait que l’on soit.

 

    En fait les manifestations de l’ego sont multiples. Ce n’est bien souvent pas une petite voix qui dicte ses commandements mais une multitude de voix s’exprimant et s’affrontant pour imposer leur stratégie. Il y aura ainsi les différents aspects de notre personne intérieure qui vont se manifester. L’enfant qui a besoin de protection, le parent protecteur, l’épicurien, le moralisateur, le justicier, et l’ensemble des représentants de nos valeurs. Tout ce petit monde va s’animer pour qu’au final ce que nous considérons comme le bien et le mal puissent s’affronter en réaction à nos besoins de jouissance et de morale. Les différentes caractéristiques de notre personnalité vont ainsi se mesurer et batailler pour imposer leur vision. Pour qu’il y ait des compromis, pour que l’on arrive à ce que tout ce beau monde s’accorde sur la durée alors il faut un médiateur. C’est en mettant de la conscience dans nos pensées, en identifiant chacune des voix qui se manifeste et en analysant leur rôle et les valeurs qui sont défendues que l’on arrive à gagner en sérénité. Si à cela on ajoute le fait de s’accepter comme l’on ait et de lâcher prise alors la satisfaction prend le dessus.

    Voilà, l’ego n’est que le reflet des bonnes et mauvaises expériences que nous avons vécu depuis que nous sommes en ce monde. Il s’agit de l’expression de nos valeurs qui peut s’exprimer de multiples façons. Il reflète notre confiance en nous, notre vécu. Mais ce n’est pas nous, il échappe souvent à notre conscience ! Pour reprendre le contrôle il ne sert à rien de le combattre. Au contraire, il faut l’accueillir, en stoppant le mode automatique, en remettant de la conscience dans nos pensées pour enfin s’attendrir de ses manifestations. On en arrive alors à s’amuser des luttes incessantes de nos voix intérieures, on est alors tout près de la joie de vivre…

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